Feb

07

2017

Des enseignants Valaisans séduits par le séminaire de formation de la CICAD à Sion

Lundi 6 février 2017 débutait à Sion et pour deux jours, le séminaire de formation de la CICAD destiné aux enseignants sur la Shoah,  la Seconde Guerre mondiale et l’antisémitisme. Après Genève, Vaud et Fribourg, cette 5e session se tient à Sion.

 

Pour ouvrir ce séminaire lors de cette première journée devant les enseignants participants, Johanne Gurfinkiel, Secrétaire général de la CICAD a insisté sur l’importance particulière de cette formation : « C’est un séminaire , certes intense mais qui permet aux enseignants présents d’acquérir des connaissances qu’ils pourront transmettre à leurs élèves. Ce séminaire revêt une importance particulière compte tenue de notre actualité. La CICAD vient de publier son rapport sur la situation de l’antisémitisme en Suisse romande en 2016. Il y a bien évidemment un lien avec cette formation. Au delà de l’histoire, il y a bien sûr l’actualité. Une actualité à laquelle se confrontent les enseignants  dans leurs cours. Une actualité qui pour la CICAD mobilise  face aux développememts de vecteurs d’antisémitisme, en croissance. Au-delà du djihadisme c’est l’extrême droite qui connaît une résurgence. Inutile de rappeler sur cette base, combien la période de l’Histoire enseignée durant ces deux journées revêt une importance toute particulière  auprès des jeunes. »

Un discours introductif qui fut suivi par celui d’Oskar Freysinger, Conseiller d’Etat en charge de la formation et de la sécurité. « Nous avons toujours entretenu de bonnes relations et lorsque la CICAD a souhaité réaliser ce projet en Valais, aller dans les écoles à la rencontre des enseignants pour parler de la Shoah j’ai tout de suite dit oui. » explique ce dernier avant de poursuivre« Pourquoi est-il important de se pencher sur le passé ? de connaître les périodes les plus sombres de l’histoire ? Les raisons sont évidentes. Si nous voulons éviter les erreurs du passé, il faut les connaître, analyser les causes puis en tirer des enseignements pour l’avenir. »

Pas moins d’une trentaine d’enseignants inscrits ont été plongés dans le vif du sujet dès le début de la journée. Ainsi les communautés juives furent mises à l’honneur le temps de la matinée. Jacques Ehrenfreud, professeur ordinaire d’histoire des juifs et du judaïsme à l’Université de Lausanne a présenté en ouverture du séminaire les origines et identité des Juifs d’Europe avant le nazisme et la Shoah.

Puis Anouchka Winiger, historienne et enseignante a choisit de parler de la frontière valaisanne et plus particulièrement de la ville de Saint-Gingolph comme refuge pour les Juifs en Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale.

L’accent fut mis sur la Shoah en tant que phénomène humain et sur son enseignement lors de la seconde partie de la journée. Deux spécialistes et formateurs au Mémorial de la Shoah à Paris, M. Christophe Tarricone, professeur agrégé d’histoire et M. Ophir Lévy, Chargé de cours en esthétique et en histoire du cinéma à l’Université Paris III-Sorbonne nouvelle ont en effet abordé ces deux thématiques. Documents et films à l’appui, ils ont donné de nombreuses pistes aux enseignants sur les méthodes d’enseignement.

Aujourd’hui, mardi 7 février, pour le second et dernier jour, l’accent est mis sur la Suisse et la Seconde Guerre mondiale mais aussi sur le nazisme et l’antisémitisme.

 

Johanne Gurfinkiel, Secrétaire général de la CICAD.

Le Conseiller d'Etat Oskar Freysinger en charge du département de la formation et de la sécurité.