Jan

28

2016

Inauguration d'une plaque commémorative au Parc des Cropettes

Ce mercredi 27 janvier 2016, Journée de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité, avait lieu la pose d’une plaque commémorative au Parc des Cropettes à Genève. La CICAD représentée par son Président, Alain Bruno Lévy et son Vice-Président, Laurent Selvi tenait à être présente aux côtés des autorités, des représentants de communautés religieuses et associatives,  des rescapés et du nombreux public rassemblé pour cette occasion.

Cette plaque rappellera à tous que des écoles à Genève ont été transformées en camps de triage pour les réfugiés pendant la Seconde Guerre mondiale. Si certaines personnes ont trouvé refuge en Suisse, d'autres en ont été refoulées puis assassinées dans des camps d’extermination. Les réfugiés juifs représentaient un peu moins de 50% des réfugiés à Genève,les autres étaient des réfractaires au STO, des trafiquants de marchandises, des soldats déserteurs, italiens notamment après la réédition de l'Italie, des passeurs, etc.

Le dévoilement de la plaque commémorative rappelant le rôle du bâtiment scolaire de l’école des Cropettes a été précédé des discours de M. Pagani, Conseiller administratif qui est revenu sur la responsabilité de la Suisse lorsque les réfugiés ont été refoulés. Mme Esther Alder, Maire de Genève a ensuite expliqué combien il fallait aujourd’hui lutter contre le racisme et l'antisémitisme. 

Madame Claire Luchetta-Rentchnik qui a permis de réaliser ce projet pour la première fois en Suisse après plusieurs années de démarches et de rencontres s’est également exprimée « l'école des Cropettes a été un camp dirigé d'une manière sévère. Plus de cinquante personnes refoulées de Suisse et ayant séjourné dans cette école ont été assassinées dans les camps d'extermination. Les Cropettes ont fonctionné comme camp de triage dès mars 1943.De plus, dans la nuit du 25 septembre 1943, une jeune fille de 15 ans, Rosette, a subi des gestes graves et déplacés de la part de quatre soldats suisses chargés de garder les réfugiés. Rosette était la sœur d'un de mes amis israéliens. Elle a été ensuite accusée d'incitation à la débauche, refoulée, arrêtée par les Allemands, déportée et assassinée à Auschwitz quelques semaines après avoir demandé protection à la Suisse. Mettre une plaque à l'école des Cropettes, même si le nom de Rosette n'est pas mentionné, c'est aussi rendre hommage à cette adolescente et, à travers elle, aux personnes refoulées. »

 

  

Madame Claire Luchetta-Rentchnik et Monsieur Alain Bruno Lévy Président de la Cicad devant la plaque commémorative.

 

 

 

Source : CICAD, RTS, Leman bleu, 28 janvier 2016

CICAD en action

  • Plus de 20 ans d’actions

    La CICAD se préoccupe des menaces qui pèsent sur les Communautés juives. Prévenir, conseiller et agir : 3 mots d’ordre contre un même fléau.