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01

2017

29 novembre 2017 : 260 participants à la 18e journée d’étude au camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau

Ce programme initié en 2000 bénéficie d’un intérêt toujours plus grandissant pour le travail de Mémoire,en témoigne le nombre croissant de participants.

Cette année, 107 enseignants et 121 élèves romands ont participé à cette journée non sans préparation. Les confrontations avec le récit poignant d’une rescapée de la Shoah, les échanges avec la CICAD ou l’étude des documents et films auront permis de se préparer intellectuellement et psychologiquement.

Autre moment fort de cette journée du 29 novembre, une cérémonie de recueillement honorant la mémoire des disparus en donnant la parole à trois personnalités religieuses :

« Une journée comme celle-ci prend tout son sens. La Mémoire n’est pas un acte statique, il est en mouvement et permet de construire le futur en apprenant des évènements du passé. » Jean Glasson,
Abbé de l’Eglise catholique de Lausanne, Genève et Fribourg

« Comment prendre la parole dans ce lieu. Combien de temps de silence faudra-t-il respecter pour faire le tour de l’horreur innommable dont a été frappé le peuple juif et pour l’accompagner. Je ne le sais.
Mais je sais que c’est ici l’espace pour le silence. » Kurt Veraguth, Pasteur de l’Eglise protestante de Genève

« La journée d’aujourd’hui est un jour qui nous bouleverse profondément, qui nous rappelle la persécution. Aucune valeur religieuse ou profane ne pouvait justifier les appels à la haine de l’Autre et
à la persécution. » Mendel Pevzner, Rabbin de la Communauté Habad de Genève

Pour Alain Bruno Lévy, Président de la CICAD, la mémoire des victimes reste omniprésente en ces lieux ayant perdu toute trace d’humanité. « Ces victimes nous hantent. Aujourd’hui ce n’est pas seulement un hommage que nous voulons leur rendre mais c’est aussi un engagement que nous devons prendre à leur égard. Oui la Mémoire est bien un devoir, celui de ne jamais oublier ce à quoi conduisent la haine, le racisme, la discrimination, l’exclusion, l’antisémitisme, aux crimes contre l’humanité et aux génocides. Le monde moderne n’a tiré aucune leçon d’Auschwitz et a continué à endurer des génocides et des crimes. »

Dans le combat contre l’oubli, désormais, 260 porteurs de Mémoire viennent grandir les rangs des milliers de participants qui ont pu vivre cette douloureuse expérience depuis tant d’années.
La CICAD tient à remercier les enseignants, les écoles partenaires ainsi que les cantons de Fribourg, Genève, Jura et Vaud associés chaque année à ce programme.

 

« Ne pas maitriser les enseignements du passé et la compréhension de l’histoire, c’est condamner les générations futures au risque d’en reproduire les faces les plus sombres. »

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