Nov

11

2014

Noella Rouget, résistante et déportée de Ravensbruck, accompagnait la CICAD à l’Institut Florimont

Une vingtaine d’élèves de l’Institut Florimont accompagnés de leurs professeurs d’histoire-géographie ont eu le privilège d’écouter ce lundi 10 novembre le témoignage de Madame Noëlla Rouget, résistante française , déportée au camp de Ravensbrück en Allemagne. Cette rencontre s’est effectuée dans le cadre des séances préparatoires organisées par la CICAD avec l’ensemble des élèves qui participent à la journée d’étude au camp d’extermination Auschwitz-Birkenau, fixée cette année le 26 novembre.

« Je ne suis ni historienne ni spécialiste mais je suis une personne qui a vu, qui a subit et vu des milliers d’autres femmes subirent les sévices infligés par des hommes dont le pays avait perdu son âme. Nous sommes des survivants qui avons la prétention de parler pour rendre hommage à tous ceux que nous avons laissés dernière nous dans les camps. Certaines femmes nous disaient qu’il fallait que l’on survive pour dire, pour raconter au monde les horreurs vécues. Il fallait parler aussi pour expliquer le régime monstrueux que fut le nazisme. Dont les chefs disaient être des barbares, un titre d’honneur à leur yeux.» C’est en ces mots queNoëlla Rouget, aujourd’hui âgée de 94 ans, a débuté son témoignage avant d’expliquer dans les moindres détails son histoire. Sa vie de résistante dans une France sous l’occupation jusqu’à son arrestation le 23 juin 1943 qui la conduira au camp de concentration de Ravensbrück en janvier 1944, alors âgée de 23 ans.

C’est avec beaucoup d’émotions et d’intérêt que les élèves ont écouté ce témoignage, multipliant les questions tout au long du récit. « Comment la Gestapo savait elle que vous étiez résistante ?, Combien de temps avez-vous passée dans le camp ?, Qui vous a libéré dans le camp ? Autant de sujets expliqués patiemment par cette nonagénaire, photos à l’appui.

Une rencontre qui fait partie intégrante de leurs cours d’histoire sur la Seconde guerre mondiale établis par leur professeur d’histoire géographie Messieurs Sylvain Sick et Sylvain Schampeau. Une autre façon pour ces jeunes âgés entre 18 et 19 ans de comprendre le processus d’extermination mis en place par les nazis et le fonctionnement des camps de la mort.

Pour Noëlla Rouget qui depuis plusieurs années apporte son soutien à la CICAD, ces séances préparatoires sont aussi l’occasion de rappeler à cette jeune génération combien il faut rester vigilant face à la montée des extrêmes « Si Auschwitz a été possible, Auschwitz peut encore être possible tant que règne dans le monde la discrimination, la violence et la haine. Usés de votre droit de citoyen. Ne laissez pas à nouveau un régime d’oppression s’instaurer.»

 

 

     

 

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