Nov

14

2014

Paulette Angel-Rosenberg s’est jointe à la séance préparatoire de la CICAD au Campus des Nations pour témoigner

C’est une octogénaire pleine de vie et avec l’envie de raconter son histoire qu’ont rencontré pour la première fois les élèves de l’Ecole internationale de Genève. Madame Angel-Rosenberg a partagé avec la CICAD et la vingtaine de personnes venues l’écouter son témoignage dans les moindres détails, confrontant petit à petit les élèves à la politique de « déshumanisation » établit par les nazis. « Parler pour ceux qui ne peuvent plus le faire ou qui n’ont pas pu » c’est le leitmotiv de cette rescapée et ce pourquoi elle a décidé de participer aux séances préparatoires.Plus qu’un récit sur la vie des Juifs de France durant la Seconde guerre mondiale, c’est un témoignage bouleversant  auquel ces élèves âgés de 18 à 19 ans ont été confrontés. Un récit qui leur permettra de mieux appréhender  la journée du 26 novembre prochain lorsqu’ils seront le temps d’une journée avec la CICAD à Auschwitz-Birkenau.

Madame Paulette Angel-Rosenberg n’est qu’une adolescente de 14 ans issue d’une famille juive de cinq enfants dans une France occupée par les nazis quand elle tente avec sa sœur de traverser la ligne de démarcation pour aller vivre en zone libre. Dénoncée par ses propres passeurs, elle sera emprisonnée dans plusieurs prisons de France puis internée à Drancy, qu’elle qualifie de «ligne directe pour Auschwitz» en novembre 1943.

Un partenariat renouvelé depuis plusieurs années

Le Secrétaire général de la CICAD, Johanne Gurfinkiel a tenu de son côté à remercier Mme Paulette Angel-Rosenberg pour son courage et son engagement ; tout en saluant le partenariat initié depuis quelques années avec  l’Ecole internationale. S’adressant aux élèves qui participeront au voyage d’étude au camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, il a rappelé combien il étant touchant de constater le nombre croissant de jeunes qui, chaque année, étaient volontaires pour une telle expérience, précisant «  Cette journée reste cependant difficile car il s’agit d’une visite d’un camp de la mort, un camp d’extermination, un lieu chargé de mémoire. Vous allez vivre une expérience marquante qui, je l’espère, vous associera à la transmission de la mémoire de la Shoah et vous engagera à devenir des acteurs de cette mémoire auprès de vos amis et familles.»

 

 

   

 

 

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