Me Alain Bruno Lévy, invité sur l’émission matinale de la RSR

Ce matin, Me Alain Bruno Lévy, Président de la CICAD, était l’invité de l’émission « Les Petits Matins » diffusée sur la RSR. L’occasion de revenir sur son parcours exceptionnel et d’aborder les missions et les dernières actions de la CICAD, auprès de laquelle il s’engage depuis de nombreuses années.

 

Enfant de la Gruyère, né le 4 juillet 1949, Me Lévy obtient un doctorat à Fribourg en 1977, avant de passer son brevet d'avocat à Genève en 1983. Depuis 1997, il est professeur titulaire à la Faculté de droit de l'Université de Fribourg. De 1990 à 1996, Me Lévy est membre puis trésorier du conseil de l'Ordre des avocats de Genève. Il a également été président de la Fédération suisse des avocats de 2005 à 2007, après avoir été membre du Conseil depuis 1999. Lors de son allocution aux membres de la CICAD, Me Lévy a notamment déclaré qu'il entendait garder le souci de l'engagement en faveur de la lutte contre l'antisémitisme et la promotion des droits humains.

 

En octobre, la CICAD a fêté son 20ème anniversaire
Lors de cette interview, le Président de la CICAD revient sur la soirée du 20ème anniversaire de la CICAD, organisée en octobre dernier à Genève. L’occasion de rappeler les dernières actions de l’association. « Le but de la manifestation était de présenter ce qui tient à cœur à la CICAD : les outils pédagogiques mis au point pour lutter contre l’antisémitisme. L’un des objectifs était de toucher un public jeune par l’édition de la bande dessinée « Préjugés », qui porte sur l’histoire de l’antisémitisme à travers les âges », déclare Me Alain Bruno Lévy.


Le deuxième outil pédagogique, le spectacle « Préjugés », interprété par Marie-Thérèse Porchet et écrit par Pierre Naftule, a été filmé. « Le DVD de ce spectacle sera alors distribué dans les écoles pour montrer et lutter contre toutes formes de discrimination raciale », ajoute le Président de la CICAD.

 

La CICAD souvent critiquée
Par ailleurs, la CICAD, qui préserve également l’image d’Israël lorsque celle-ci est diffamée, est souvent critiquée et qualifiée d’ « officine de propagande israélienne ». Il est fondamental, explique Me Alain Bruno Lévy, de faire la distinction entre la religion et l’Etat, une confession, une éthique et une identité. « Je crois que ces reproches sont totalement inadmissibles, d’autant plus que le but fixé au 20ème anniversaire de la CICAD était de proposer des outils pédagogiques pour lutter contre l’antisémitisme, et cela n’a rien à voir avec la politique israélienne ou la défense de l’existence de l’Etat d’Israël ».

 

Quant à la question de la banalisation de l’antisémitisme, il rappelle que des actes graves se produisent en Suisse. Il cite l’exemple de l’agression au couteau d’un juif orthodoxe au Museum d’histoire naturelle à Genève ou encore les affiches antisémites d’Hervé Ryssen placardées à Carouge en décembre dernier. « Nous recensons environ 140 actes d’antisémitisme par an en Suisse romande », précise-t-il. Et de rappeler que de plus en plus de groupuscules extrémistes, prônent ouvertement leur antisémitisme. Pis encore selon le présentateur, les chaînes islamistes qui prônent de leur côté « la destruction des juifs, quels qu’ils soient, hommes, femmes et enfants ». En effet, la charte du Hamas stipule qu’il faut éradiquer Israël, mais aussi les juifs.

 


Pierre Weiss, invité par Me Lévy sur la RSR
Enfin, Pierre Weiss, vice-président du Parti libéral radical (PLR) et Président de l’association Suisse-Israël, était lui aussi l’invité de cette émission. Il revient sur la manifestation annoncée ce mercredi devant l’Uni-Mail à 19h pour protester contre la présence de Musheer Al Masri, porte-parole du Hamas. « L’Université de Genève a trouvé approprié de louer ses locaux à Droit pour Tous, une association anti-israélienne, qui n’a pas hésité à inviter le porte-parole officiel du Hamas », dénonce-t-il. « Il s’agit d’une organisation reconnue comme terroriste par de nombreux pays dont l’Union européenne. Il va certainement faire de la propagande à Genève pour la destruction de l’Etat d’Israël et celle des juifs ». Pour Pierre Weiss, la liberté d’expression ne pose pas de problème en Suisse. Ce qui l’est davantage, c’est que l’Etat mette à disposition ses bâtiments car cela revient à « donner une reconnaissance officielle à des mouvements qui veulent la guerre, et je ne crois pas que ce soit le rôle de la Suisse, ni de l’Université de Genève qui prône pourtant des valeurs démocratiques ».


Source : RSR, mardi 17 janvier 2012.

Par Elodie Benarousse pour la CICAD.

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