Jul

27

2006

Extrême-droite, ultra-gauche, Hezbollah... des alliances sulfureuses

Le sujet reste profondément tabou. Les affinités entre extrême-droite et islamistes sont bien plus profondes qu'on n'ose le dire. Un de nos interlocuteurs, proche des milieux d'extrême-droite, évoque des liens qui remontent très loin. Il rappelle le parcours du grand mufti de Jérusalem durant la Seconde Guerre mondiale. Par haine des juifs, ce nationaliste arabe palestinien et leader musulman s'est retrouvé agent propagandiste des nazis et d'Adolf Hitler.

«Il existe une alliance stratégique entre des islamistes et l'extrême-droite, qui partagent certaines idées. Certains vont même plus loin dans notre pays en se convertissant à l'Islam», dit cet excellent connaisseur du milieu qui tient à rester discret. «Ce n'est pas un hasard si l'Iran accueille des révisionnistes et organise un concours de dessins consacrés à la Shoah», relève-t-il.

 

Mais il ne s'agit pas seulement d'une alliance entre certains extrémistes islamistes et quelques négationnistes d'extrême-droite. La réalité se révèle plus complexe. M. Gurfinkiel, secrétaire général de la CICAD, souligne les rapprochements entre militants d'extrême-gauche et d'extrême-droite, unis à divers niveaux dans le négationnisme et l'antisémitisme. On y trouverait tout autant de laïcs que d’islamistes et de personnalités issues de l'extrême-droite ou de l'extrême-gauche.

 

Corollaire d’un engagement qu’ils vivent comme une croisade frénétique, ces individus s’excluent de la société. Marginalisés, ils sont cantonnés à des emplois subalternes, aux revenus précaires. Certains tentent même leur chance dans des contrées qu’ils rêvent plus accueillantes, comme l’Iran ou l’est de l’Europe (Russie, Roumanie).

 

GHI - 27 juillet 2006

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