Questions et réponses sur le conflit israélo-arabe

Depuis 10 ans, la CICAD lutte contre l'antisémitisme et défend l'image d'Israël quand elle est diffamée. Elle intervient dans les écoles, les médias, les communautés religieuses, les tribunaux et les forums publics de Suisse romande et au-delà. Fidèle à sa mission d'information, la CICAD présente sa nouvelle publication, Questions et Réponses sur le conflit israélo-arabe.

Cette synthèse rappelle les origines du conflit israélo-arabe, l'échec des négociations de paix et l'aggravation de la situation actuelle. Le sujet pourrait être sans cesse développé et allongé. Mais nous pensons que ce résumé en quelques pages peut déjà être utile, pour opposer des faits historiques au discours diffamatoire qui circule sur Israël, pour lutter contre l'antisémitisme déguisé sous un masque antisioniste tout aussi inacceptable, pour expliquer la complexité d'une situation trop souvent réduite à la culpabilité d'Israël.

Pour toute remarque ou recherche d'informations, n'hésitez pas à prendre contact avec nous et à visiter notre site Internet www.cicad.org

 

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Les Juifs ont-ils toujours été attachés à Israël ?

L'attachement à la terre d'Israël et en particulier à Jérusalem est au centre de la religion et de la culture juives. Le Roi David a fait de Jérusalem sa capitale, il y a 3000 ans. Le Mur occidental (ou Mur des Lamentations), dernier vestige du Temple de Jérusalem, reste le lieu le plus sacré du judaïsme aujourd'hui.

Malgré les exils, les persécutions et les expulsions, les Juifs ont maintenu une présence quasi ininterrompue en Israël. Au XIXe siècle, ils constituent la communauté la plus importante à Jérusalem et 61,9 % de la population en 1892.

A toutes les époques, ils ont essayé de revenir, mais c'était très difficile. Ils étaient pauvres, pas organisés, les voyages étaient longs et peu sûrs. Certains pensaient qu'il fallait attendre le Messie pour retourner en Israël.

 

 

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Pourquoi des Juifs ne sont-ils retournés en Israël qu'au XIXe siècle ?

Ce n'est qu'à partir du XIXe siècle que le nationalisme apparaît dans le monde. Les Juifs veulent un Etat pour se protéger et s'épanouir.

Avant le XIXe, la notion de nationalisme n'existait pas et les Juifs pouvaient vivoter dans les sociétés environnantes.

Avec la montée des nationalismes, les Juifs sont parmi les seuls à ne pas avoir d'Etat. Le sionisme est la réalisation politique d'une aspiration religieuse et culturelle à constituer un foyer juif en Israël. Le monde arabo-musulman ne porte-t-il aucune responsabilité dans le martyre du peuple juif ?

Rien n'égale les souffrances subies par le peuple juif dans le monde chrétien, que ce soit principalement pendant les Croisades, l'Inquisition ou le nazisme.

Cependant, le monde arabo-musulman a toujours considéré les Juifs comme une population inférieure maintenue, comme les Chrétiens, dans une situation d'" apartheid " (la condition de " dhimmi ").

Le monde chrétien a fait des progrès en matière de lutte contre le racisme depuis 50 ans. Ce travail d'auto-critique n'a jamais été entrepris dans le monde arabo-musulman qui poursuit plutôt la tendance inverse (déclarations politiques, médiatiques, religieuses).

 


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Le sionisme est-il une forme de colonialisme ?

Le sionisme n'est pas une forme de colonialisme car l'implantation des Juifs d'Europe, d'Asie et d'Afrique n'a pas été ordonnée par une puissance européenne comme les colons français en Algérie. La terre d'Israël ne recelait aucune matière première et aucun intérêt stratégique.

De leur côté, les dirigeants arabes ont été bien plus soutenus par les colonialistes anglais et français que les Sionistes.

Si Israël a acquis des territoires, c'est à l'issue de guerres provoquées par le refus arabe. Il s'est aussi retiré de territoires pour parvenir à la paix (Sinaï rendu à l'Egypte, villes autonomes aux Palestiniens, retrait du Sud-Liban).

 

 

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Quelle est la légitimité internationale d'Israël ?
La Société des Nations (SDN) avait édicté dès 1920 des actes juridiques contraignants selon lesquels les Juifs avaient droit à un foyer national en Israël/Palestine.

D'ailleurs, tous les Etats arabes de la région (Irak, Jordanie, Syrie etc.) tirent leur légitimité juridique de leur création par la SDN. à la même époque.

Après la Deuxième Guerre mondiale, l'ONU a conféré une légitimité juridique incontestable à Israël en votant une résolution en faveur de sa création (n°181). Presque tous les Etats du monde ont reconnu cet Etat.

 


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L'Etat d'Israël a-t-il été créé à cause de la Shoah ?
C'est faux, puisque dès 1920, la SDN avait prévu la constitution d'une forme d'Etat pour les Juifs.

De plus, en 1937, un premier plan de constitution d'un mini-Etat juif avait déjà été proposé (Commission Peel).

Sans la Shoah, les pressions pour constituer un Etat-refuge auraient été encore plus fortes car il y aurait eu près de 6 millions de personnes de plus à la recherche d'un foyer.

 


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La Shoah n'a-t-elle alors joué aucun rôle dans la création de l'Etat d'Israël ?
Après la guerre, les Occidentaux se sont retrouvés avec des milliers de déportés qui avaient échappé de justesse à la mort. Comme ils ne voulaient pas les accueillir, ils avaient besoin d'un Etat où les installer.

La Shoah a eu un impact moral sur certains dirigeants occidentaux qui ont pris conscience de la souffrance du peuple juif.

La Shoah a rallié la majorité des Juifs de Diaspora, surtout Américains, au sionisme, dont ils avaient jusqu'alors parfois contesté la nécessité.

 


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Les Arabes portent-ils une certaine responsabilité dans le génocide des Juifs ?
Oui, puisque le mufti de Jérusalem, Hadj Amin El Husseini, s'est engagé aux côtés des nazis. Il rallie Berlin en 1941, encourage à l'extermination des réfugiés juifs en Palestine et déclare à Radio Berlin en 1944 : " Tuez les Juifs où vous les trouvez, pour l'amour de Dieu, de l'histoire et de la religion ".

Dans les quelques pays arabes et musulmans occupés, il y a eu autant de collaborateurs (et aussi peu de résistants) que dans les pays chrétiens (escadrons criminels musulmans bosniaques, fascistes irakiens et égyptiens, etc.).

Aujourd'hui encore, de nombreux leaders politiques et religieux musulmans tiennent des propos négationnistes, c'est-à-dire niant la Shoah (le guide iranien Khamenei, le mufti de Jérusalem Ikrema Sabri, la presse gouvernementale syrienne, égyptienne, etc.)

 


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Pourquoi les Arabes ont-ils attaqué Israël en 1948 ?
Les Arabes, y compris les Palestiniens, ont commencé la guerre parce qu'ils étaient persuadés de la gagner. On commence toujours une guerre en espérant la gagner. Ils voulaient rayer le jeune Etat d'Israël de la carte.

Avec 5 armées bien entraînées, l'Egypte, la Syrie, la Transjordanie, le Liban, l'Irak et leurs alliés palestiniens étaient persuadés d'écraser ces quelques milliers de Juifs sans appui international et submergés de réfugiés du nazisme.

Les Etats arabes considéraient leurs propres frontières, tracées par la SDN et l'ONU, comme artificielles. Ils espéraient pouvoir non seulement avaler l'Etat d'Israël mais aussi l'Etat palestinien prévu par l'ONU.

 


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L'attaque arabe contre Israël était-elle génocidaire ?
Oui. Si les Arabes avaient gagné la Guerre de 1948, ils auraient " repoussé les Israéliens à la mer " car ils n'avaient proposé aucune autre solution les concernant.

Dans de nombreux discours publics, des dirigeants palestiniens et arabes appelaient au meurtre systématique des Israéliens.

 


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En 1947, les Arabes ont-ils eu raison de refuser l'Etat palestinien du Plan de Partage de l'ONU ?
Non, car l'Etat palestinien aurait regroupé la majorité des Arabes et les meilleures terres de Samarie et de Galilée, ainsi qu'un accès illimité à la zone internationale de Jérusalem.

De plus, les Arabes avaient déjà réussi en 1920 à extraire la Jordanie du territoire prévu pour le Foyer national juif, contrairement aux promesses britanniques contenues dans la Déclaration Balfour de 1917.

Il n'était attribué à Israël qu'un minuscule bout de terre de moins de 15'000km2, soit la région désertique du Néguev, ainsi que des terres déjà achetées par les pionniers juifs : une mince bande autour de Tel-Aviv et quelques régions marécageuses autour de Tibériade.

 


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Israël est-il responsable du problème des réfugiés palestiniens ?
Non, car sans la guerre génocidaire menée par les Arabes en 1948, il n'y aurait pas eu de réfugiés, puisque la majorité des Palestiniens devaient habiter dans l'Etat palestinien prévu par l'ONU.

Israël n'a procédé à aucun " nettoyage ethnique ". Aucun document n'atteste qu'un tel ordre ait été édicté par une autorité israélienne.

Il y a aujourd'hui plus d'un million de Palestiniens citoyens de l'Etat d'Israël. C'est une preuve supplémentaire qu'ils n'ont pas été entraînés vers l'exil.

 


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Pourquoi y a-t-il quand même eu 700'000 réfugiés palestiniens ?
Les Palestiniens avaient été convaincus par la propagande de leurs Chefs qu'ils allaient gagner la guerre. Pourtant, leurs leaders n'avaient pas préparé des milices d'auto-défense décentralisées comme les Israéliens.

Dans ce contexte, les débuts de victoire israélienne ont provoqué une énorme panique et une débandade chez les Palestiniens, ce qui arrive dans toutes les guerres du monde (ex-Yougoslavie, Afghanistan, etc.).

Dans deux cas marginaux, l'armée israélienne a fait évacuer une partie de la population arabe des villes de Ramleh et Lod. Mais il y a aussi eu de nombreux départs volontaires, comme l'écrit le journal Filastin du 19.5.49 : " Les Etats arabes encouragèrent les Arabes de Palestine à quitter temporairement leurs demeures afin de ne pas gêner l'avance des armées arabes. "

 


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Les Palestiniens ont-ils un " droit au retour " ?
Non, la résolution 194 des Nations Unies de décembre 1948 ne mentionne pas la notion de " droit au retour ". Elle envisage différentes solutions pour les réfugiés, comme leur installation en Israël ou leur indemnisation ou leur réinstallation ailleurs.

Les réfugiés palestiniens vivent dans des camps misérables en Egypte, Syrie, au Liban et dans les pays du Golfe. Seule la Jordanie leur a accordé nationalité et égalité de traitement. L'exigence d'un soi-disant " droit au retour " de 3,5 millions de réfugiés palestiniens à l'intérieur d'Israël est une manière de tuer l'Etat d'Israël par l'arme démographique.

Une solution humaine est néanmoins nécessaire. A Taba, en décembre 2000, le gouvernement Barak avait accepté d'en accueillir près de 100'000, en priorité du Liban. Les autres pourraient s'installer dans l'Etat palestinien à naître.

 


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Pourquoi ne parle-t-on jamais des réfugiés juifs des pays arabes ?
Entre 1948 et 1958, environ 900'000 Juifs sont chassés ou s'enfuient des pays arabes du Proche-Orient et d'Afrique du Nord : 265'000 au Maroc, 140'000 en Algérie, 135'000 en Irak, 105'000 en Tunisie, 75'000 en Egypte, 55'000 au Yémen, 38'000 en Libye et 30'000 en Syrie.

Ils ont tous été déchus de leur citoyenneté et souvent spoliés de leurs biens. Aucune aide internationale, comme celle de l'ONU aux Palestiniens, ne leur a été accordée pour s'intégrer dans leurs pays d'accueil, en particulier Israël (650'000 réfugiés), la France et le Canada. Ils ont reçu le soutien et la solidarité des seules communautés juives pour refaire leur vie après l'expulsion.

 


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Les Arabes sont-ils discriminés en Israël ?
Plus d'un million d'Arabes jouissent de tous les droits du citoyen. Il y avait, fin 2001, un ministre arabe au gouvernement, Salah Tarif, ainsi que 13 députés au Parlement.

Il est remarquable qu'après plus de 50 ans d'hostilité génocidaire, il n'y ait aucun " apartheid " et que les Arabes israéliens puissent résider n'importe où, accéder à tous les services publics et exercer toutes les professions.

A part les Druzes, les Arabes israéliens ne servent pas dans l'armée où ils seraient en porte-à-faux par rapport à leurs frères palestiniens. Des améliorations des conditions de vie des Arabes sont néanmoins encore possibles.

 


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Pourquoi l'Etat palestinien n'a-t-il pas été créé en Cisjordanie et à Gaza entre 1948 et 1967 ?
La Jordanie et l'Egypte, qui occupaient respectivement la Cisjordanie et Gaza, refusaient absolument de céder ces territoires aux Palestiniens pour qu'ils y édifient un Etat.

Les Palestiniens craignaient qu'en établissant un Etat palestinien uniquement en Cisjordanie et à Gaza, cela diminue leur légitimité à détruire l'Etat d'Israël.

Les Palestiniens n'avaient pas encore développé une conscience nationale spécifiquement palestinienne, beaucoup se voyaient avant tout comme des Arabes, des Syriens du Sud ou parfois comme des Jordaniens.

 


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Pourquoi Israël a-t-il déclenché la Guerre des Six-Jours ?
L'Egypte et la Syrie avaient créé un climat de haine en multipliant les discours visant à détruire Israël. Ils avaient fusionné leurs pays en une République Arabe Unie, avaient coupé les accès au port d'Eilat et retiré les Casques bleus qui devaient empêcher une attaque égyptienne.

Les Palestiniens avaient multiplié les incursions terroristes pour tuer le maximum de civils israéliens et démoraliser les Israéliens, tout en entraînant des ripostes qui isolaient Israël du fait des condamnations internationales.

La Jordanie, qui avait été entraînée dans un commandement militaire commun avec l'Egypte et la Syrie, avait bombardé les quartiers juifs de Jérusalem, malgré les demandes claires et répétées d'Israël de ne pas entrer en guerre.

 


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La Résolution 242 de l'ONU de 1967 prévoit-elle le retrait de tous les territoires occupés ?
A dessein, la version anglaise, la seule qui fait foi, utilise l'expression " retrait DE territoires " (" withdrawal of Israeli forces from territories occupied in the recent conflict ") et non pas " retrait DES territoires ". Des modifications territoriales mineures sont donc possibles.

Quand l'Egypte a sérieusement voulu faire la paix, Israël s'est retiré de la totalité du Sinaï (env. 80% des territoires occupés). Au printemps 2000, la Syrie a refusé la proposition de Barak de rendre le Golan en échange d'une démilitarisation.

En décembre 2000, Barak avait accepté un retrait de la Cisjordanie, de Gaza et des quartiers arabes de Jérusalem. Israël annexerait les trois implantations les plus importantes et donnerait en échange aux Palestiniens un territoire équivalent de 180 km2. L'enjeu territorial se résume donc à la moitié d'une commune suisse ou française.

 


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Pourquoi y a-t-il des implantations juives en Cisjordanie et à Gaza ?
Après la Guerre des Six-Jours, les implantations juives visaient à ralentir une attaque en provenance de Jordanie, de Syrie et d'Egypte afin de laisser suffisamment de temps pour rappeler les réservistes. Un risque confirmé par la déclaration de la Ligue arabe à Khartoum en septembre 1967: " Non à la paix, non à la reconnaissance, non à la négociation avec Israël. "

Dans la région de Jérusalem, les implantations (les " quartiers juifs ") visaient à désenclaver la partie juive qui était complètement encerclée par la Jordanie jusqu'en 1967.

Après l'attaque-surprise de Kippour (1973), les nationalistes israéliens ont considéré qu'il n'y avait aucun espoir de paix et qu'il était désormais légitime de construire des implantations dans des lieux historiquement juifs (Hébron).

 


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Les implantations pourraient-elles être évacuées ?
La droite israélienne affirme qu'elle n'autorisera jamais leur démantèlement. Pourtant, lorsqu'elle était au pouvoir, elle avait procédé à leur destruction dans le Sinaï (Yamit, Sharm El Sheikh) dans le cadre des accords de paix avec l'Egypte.

La gauche israélienne serait disposée à démanteler les colonies du Golan, de Gaza, ainsi que celles de Cisjordanie, à l'exception des quartiers juifs de Jérusalem-Est et des 180 km2 des trois blocs (Gush Etzion, Ariel et Maale Adoumim) qui comprennent la grande majorité de la population juive des territoires.


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Pourquoi les Israéliens sont-ils tellement obsédés par leur sécurité ?
Depuis sa création, l'Etat d'Israël a dû lutter contre les guerres génocidaires de ses voisins arabes. Perdre une de ces guerres signifiait disparaître de la carte.

Les principales villes d'Israël ne se trouvent qu'entre 500 mètres (Jérusalem) et 12km (Tel Aviv) du futur Etat palestinien. Toute nouvelle attaque-surprise (type Guerre du Kippour) serait catastrophique.

Israël prend très au sérieux les appels à sa destruction et à la haine antisémite diffusés quotidiennement dans les écoles, les mosquées et les médias palestiniens, irakiens, syriens et égyptiens notamment.


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Sharon est-il responsable du massacre de Sabra et Chatila ?
L'ignoble massacre de centaines de Palestiniens dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila au Liban (16-18 septembre 1982) a été commis par des milices chrétiennes qui voulaient se venger de l'assassinat terroriste de leur chef, le Président libanais Bechir Gemayel, et d'autres horribles crimes collectifs commis par des milices palestiniennes.

Le principal responsable de ce massacre est le commandant chrétien Elie Hobeika. Mais, entre-temps, il est devenu un protégé du monde arabe car il s'est rallié à l'occupant syrien et a participé grâce à cela à plusieurs des gouvernements de l'Etat libanais fantoche.

En 1982, Ariel Sharon était alors ministre de la défense et avait demandé à ses alliés chrétiens de vérifier que des armes n'étaient pas cachées dans ces camps en violation d'un accord qui avait été signé par l'OLP.

La Commission indépendante (Kahane) a conclu sa minutieuse enquête en affirmant que Sharon n'était pas responsable de ce crime. Il porte néanmoins une responsabilité indirecte par la " légèreté " avec laquelle il avait négligé les risques de " vendetta " dans un pays marqué par une guerre civile sanguinaire.

L'équation " Sharon, bourreau de Sabra et Chatila " n'est qu'une manipulation de la propagande arabe pour diaboliser Israël et justifier le recours des Palestiniens à la violence et au terrorisme plutôt qu'à la négociation.


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Pourquoi Israël a-t-il longtemps été opposé à la création d'un Etat palestinien ?
Jusqu'en 1993, la Charte de l'OLP prévoyait expressément la destruction de l'Etat d'Israël et un plan génocidaire à l'endroit des Israéliens. Les dirigeants palestiniens encourageaient le terrorisme.

L'Etat palestinien aurait été un avant-poste de l'impérialisme soviétique et communiste.

Les Israéliens ont longtemps cru qu'il était possible de s'accommoder avec la Jordanie ou avec un leadership palestinien plus modéré.


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Pourquoi la plupart des Israéliens acceptent-ils désormais un Etat palestinien ?
Les pressions américaines sur Israël ont été très fortes afin d'obtenir le soutien des pays arabes après l'invasion du Koweït par l'Irak.

Les Israéliens ont compris le caractère inéluctable de l'aspiration nationale des Palestiniens et la nécessité de passer par la création d'un Etat palestinien pour parvenir à la paix. Durant leurs mandats dans les années 1990-2000, les dirigeants travaillistes (Rabin, Peres, Barak) se sont engagés dans des négociations en vue de la création d'un Etat palestinien.

Sharon accepte désormais le principe d'un Etat palestinien démilitarisé.


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Pourquoi le discours de l'OLP par rapport à Israël est-il devenu moins hostile ?
Après ses défaites militaires au Liban contre Israël et la Syrie, et l'affaiblissement de ses soutiens dans les pays communistes, en Irak, en Libye et en Arabie Saoudite, l'OLP s'est résignée à la voie politique.

Arafat et les principaux dirigeants de l'OLP ont reconnu l'Etat d'Israël et disent de manière ambiguë avoir abandonné leur Charte génocidaire, tout en promettant de renoncer au terrorisme. Ils ne reconnaissent cependant ni la légitimité morale ni historique de l'Etat d'Israël.

Certains partis importants au sein de l'OLP comme le FPLP sont ouvertement contre cette reconnaissance, ainsi que le Hamas et le Djihad islamique : " Le Hamas continuera dans la voie du djihad [guerre sainte] jusqu'à ce que toute notre terre sacrée soit libérée, de la rivière [le Jourdain] à la mer [Méditerranée]. "


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Pourquoi les Israéliens disent-ils qu'Arafat est hypocrite face au terrorisme ?
Arafat et les dirigeants palestiniens condamnent certes les attentats terroristes devant les médias occidentaux, mais leurs discours en arabe à usage intérieur restent totalement belliqueux.

Ils légitiment les attentats en attribuant systématiquement la responsabilité à " la politique d'oppression israélienne " et en laissant sous-entendre que le Mossad serait l'instigateur de ces crimes.

Arafat refuse de faire arrêter les auteurs ou les instigateurs d'attentats, notamment au sein du Hamas ou du Djihad islamique. Il libère ceux qui sont en prison, encourage à la violence aveugle et glorifie les " martyrs " auteurs d'attentats-suicides. Plusieurs attaques ont été commises par des factions de l'OLP (FPLP, Tanzim).


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Sharon a-t-il déclenché l'Intifada ?
Non, sa visite sur le Mont du Temple, premier lieu saint du judaïsme, était annoncée de longue date et s'est déroulée dans le calme, en présence de députés arabes israéliens.

Le rapport Mitchell du 30 avril 2001 confirme que " La visite de Sharon n'a pas causé l'Intifada el-Aksa. Mais son timing était inapproprié et son effet provocateur aurait dû être prévu."

L'Autorité Palestinienne admet elle-même avoir préparé l'Intifada dès l'échec de Camp David. Arafat a encouragé la violence, a libéré des terroristes et a fait l'éloge des auteurs d'attentats-suicides.


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Israël pratique-t-il un " terrorisme d'Etat " ?
Israël ne pratique pas de " terrorisme d'Etat " car il ne vise jamais des personnes qui ne sont pas en état de combattre. Néanmoins, en plus de 50 ans de ripostes, il y a eu des dommages collatéraux qui ont toujours fait l'objet de demandes d'excuses.

Les USA et les Etats européens sont également responsables de dommages collatéraux au Kosovo et en Afghanistan. Depuis les attaques de Ben Laden du 11 septembre 2001, ils rejoignent la position israélienne et considèrent qu'il est légitime d'exercer des représailles contre les Etats qui abritent des terroristes.

Israël cherche à éliminer physiquement les instigateurs et les auteurs des attentats qu'Arafat refuse d'arrêter en les protégeant contre l'action de la justice. La notion de " terrorisme d'Etat " est en fait un terme de propagande arabe pour banaliser le terrorisme palestinien.


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Les dirigeants palestiniens sont-ils respectueux du droit international ?
Non, puisqu'ils ont créé l'OLP dans le seul but de détruire Israël, un Etat membre des Nations Unies.

Non, puisqu'ils ont inventé le terrorisme moderne et sont à la source ou ont couvert plus de 50 % des attentats terroristes meurtriers de ces 50 dernières années, causant des milliers de morts civils.

Non, puisqu'ils ont applaudi à la destruction du Koweït par l'Irak, un Etat membre des Nations Unies.


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Les organisations terroristes Hamas, Djihad et FPLP sont-elles comparables à celle de Ben Laden ?
Oui, car elles organisent des attentats-suicides visant à tuer un maximum de civils innocents au nom d'un islam fondamentaliste.

Elles s'inspirent des mêmes discours antisémites et anti-occidentaux qui sont diffusés dans les mosquées, les écoles et les médias de Gaza, Kaboul, Beyrouth ou Téhéran.


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Faut-il quand même négocier avec Arafat ?
La plupart des Israéliens, y compris le Premier ministre Ariel Sharon, pensent qu'on ne choisit pas son interlocuteur et qu'il faut donc négocier avec Arafat. Toutefois, la question de la représentativité et de la responsabilité d'Arafat se pose, puisqu'il ne maîtrise pas les courants terroristes et les abrite.

La plupart des Israéliens craignent que le successeur d'Arafat soit encore plus radical et ne bénéficie pas d'autant d'autorité politique.


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Les dirigeants arabes ont-ils des leçons à donner en matière de démocratie ?
Non, aucun des dirigeants des 22 pays de la Ligue arabe n'est arrivé au pouvoir à la suite d'élections libres et non truquées. Ils n'ont aucun sens de la liberté d'expression et de la responsabilité vis-à-vis de leur population.

Arafat a ainsi depuis longtemps " oublié " de procéder à de nouvelles élections. Il jette en prison ceux qui critiquent la corruption de son gouvernement et fait exécuter certains de ses opposants après des parodies de procès.

L'absence de démocratie retarde l'achèvement de la paix car ce type de dictatures a naturellement davantage tendance à résoudre les problèmes politiques par la violence que par la négociation.


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Les dirigeants arabes ont-ils des leçons à donner en matière de racisme ?
En Irak, le pouvoir est confisqué par un clan sunnite qui a massacré des centaines de milliers de citoyens kurdes et chiites, parfois à l'arme chimique.

Au Soudan, la haine raciste et génocidaire du gouvernement arabe musulman a entraîné la mort de plus de 1,5 million de citoyens chrétiens et animistes.

En Syrie, le pouvoir est confisqué par un clan alaouite qui discrimine systématiquement les citoyens sunnites et chrétiens.

En Arabie Saoudite, les Chrétiens ne peuvent même pas ériger d'église, voyager dans certaines régions et acquérir la nationalité. Les Juifs y sont totalement interdits d'entrée.

En Egypte, les Chrétiens (Coptes) sont interdits d'accès à la plupart des professions dans la fonction publique. Les auteurs d'assassinats racistes contre des Coptes ne sont pas jugés. Les homosexuels sont condamnés à mort.

En Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Libye, les minorités non arabes de souche (Berbères, Kabyles, Sahraouies, etc.) sont persécutées et limitées dans l'utilisation de leur culture.

Au Liban, toute la division du pouvoir est fondé sur une base raciste. La Constitution interdit ainsi à un Chrétien de devenir Premier ministre.


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Les dirigeants arabes ont-ils des leçons à donner en matière d'impérialisme ?
L'Irak a tenté de rayer de la carte le Koweït en 1990, provoquant des centaines de milliers de morts.

L'Irak a envahi une partie de l'Iran en 1980, entraînant plus de 1'200'000 morts.

L'OLP a tenté de prendre le pouvoir en Jordanie (1970-1971) et au Liban (1976-1982), provoquant des dizaines de milliers de morts.

La Syrie n'a jamais reconnu l'indépendance du Liban et l'occupe militairement en dépit d'une résolution du Conseil de Sécurité.

Le Maroc, avec le soutien de la Mauritanie, a annexé le Sahara occidental en dépit de résolutions de l'ONU.

La Libye a tenté d'annexer des territoires de la Tunisie et du Tchad (bande d'Aozou).

L'Arabie saoudite ne reconnaît aucune de ses frontières avec ses voisins.

La Jordanie et l'Egypte avaient annexé la plus grande partie de l'Etat palestinien prévu par le Plan de Partage de 1947.

 

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Comment peut-on expliquer la haine des peuples arabes et souvent musulmans à l'encontre d'Israël et des Juifs ?

Il y a un fond de judéophobie dans l'islam (certaines sourates du Coran) et dans le traitement par les Arabes des Juifs pendant des siècles comme une sorte de " sous-hommes " (condition de " dhimmi ").

Les innombrables défaites des pays arabes face à ces " sous-hommes " juifs, alors qu'ils étaient certains de gagner leurs différentes guerres du fait de leur énorme supériorité géostratégique, démographique, économique et diplomatique, constituent une humiliation permanente.

La haine d'Israël, assimilé sans nuance à un avant-poste de l'impérialisme, doit être également mise en relation avec la relation d'attirance et de répulsion du monde arabo-musulman face à un Occident dont l'avance économique, technologique et militaire ne cesse de s'accroître.

Les dirigeants arabes ont en outre trouvé dans la haine d'Israël un bouc émissaire pratique pour détourner les frustrations de leurs populations lassées de leur pauvreté, de leur inefficacité, de leur corruption et de leur manque de démocratie, et aussi de leur manque de soutien militaire aux Palestiniens.


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Comment peut-on différencier les critiques d'Israël qui sont tolérables de celles qui sont racistes et antisémites ?
Toute personne démocrate et sincèrement attachée aux Droits de l'homme a le droit de critiquer n'importe quel gouvernement du monde, y compris celui d'Israël. Dans le judaïsme, la critique a toujours été considérée comme une vertu. D'ailleurs, les Israéliens ne s'en privent pas à l'égard de leurs différents gouvernements.

Mais très souvent, la critique à l'égard d'Israël véhicule un discours qui nie à ce seul Etat le droit à exister et à se défendre, malgré sa légitimité internationale.

Il y a un caractère antisémite dans cette recherche systématique " de pailles dans les yeux " d'Israël, alors qu'il y a des " poutres " énormes dans celles des pays arabes. Cela s'apparente aux judéophobes qui reprochent aux Juifs des défauts qu'ils possèdent eux-mêmes au centuple. L'Etat juif est ainsi devenu " le Juif des Nations " dans la Conférence contre le racisme de Durban (août 2001), ainsi que les Conférences internationales de la Croix-Rouge et de la Commission des Droits de l'Homme de Genève.


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Est-il vrai que les Arabes ne peuvent pas être antisémites car ils sont eux-mêmes sémites ?
Le terme " antisémite " a été inventé par un journaliste allemand au XIXe siècle, pour désigner uniquement l'hostilité contre les Juifs. Ce terme est mal choisi, mais il est entré dans l'usage courant, toujours pour désigner la haine contre les Juifs, jamais contre les Arabes (tous les dictionnaires le confirment).

A l'origine, le mot " sémite " ne désigne pas un groupe ethnique, mais un groupe de langues de la même famille (hébreu, arabe, araméen, etc.). Les Arabes peuvent donc être antisémites, c'est-à-dire détester les Juifs.

En fait, la propagande arabe joue sur ces confusions pour prétendre que les Arabes ne peuvent pas être judéophobes.


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Pourquoi est-il indécent de comparer le sionisme à une forme de nazisme ?
Le sionisme n'a jamais eu pour but et n'a jamais procédé au massacre d'un autre peuple.

Une telle assimilation banalise la souffrance et la mémoire juive en comparant le massacre systématique et organisé de près de 6 millions de civils juifs totalement innocents, avec les victimes palestiniennes de dommages collatéraux d'une guerre dont la responsabilité principale incombe aux dirigeants arabes.

L'équation de la propagande arabe " sionisme = nazisme " vise en fait deux objectifs : (1) légitimer la violence et le terrorisme palestinien puisque les " Israéliens se comportent comme les Nazis "; (2) retourner les Occidentaux contre Israël en les déculpabilisant de leur responsabilité morale face à la Shoah.


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