Dec

24

2014

Bezons: le tribunal annule la distinction accordée à un terroriste Palestinien

Al-Rimawi a été condamné à la prison pour sa participation à l’assassinat du ministre israélien Rehavam Zeevi

Le tribunal administratif de Cergy et le bureau national de vigilance contre l’antisémitisme ont ordonné mardi l’annulation du titre de "citoyen d’honneur" de la ville française au terroriste palestinien Majdi Irhima al-Rimawi.

La décision enjoint également la ville à retirer la plaque commémorative en son nom d'ici un mois, à compter de la notification du jugement.

Le tribunal explique entre autres que la décision attaquée «n’est pas justifiée par un intérêt local» et qu’elle «est susceptible de porter atteinte à l’ordre public».

La Ville a de son côté dit «regretter cette décision».

Le 13 février 2013, le maire de Bezons et son équipe avaient élevé Majdi Irhima al-Rimawi au rang de citoyen d’honneur de la ville. Al-Rimawi a été condamné à 80 ans de prison pour sa participation à l’assassinat en octobre 2001 du ministre israélien du Tourisme Rehavam Zeevi.

Décision controversée

À l'époque de la décision, la commune, jumelée avec West-Bani-Zaïd, en Cisjordanie, avait expliqué son choix par un souci de "solidarité" avec les habitants de la ville, dont l'ancienne maire, Fathiya Irhima-Barghouti, est l'épouse de Majdi Ihrima Al-Rimawi. "Il s'agit d'une décision scandaleuse et terrifiante", avait dénoncé dans un communiqué le président du CJE, Moshe Kantor, qui critique le fait que Majdi Ihrima Al-Rimawi soit présenté par la mairie de Bezons comme une "victime de l'occupation".

"Il est inconcevable qu'un élu soit à ce point ignorant qu'il qualifie de victime un meurtrier de sang-froid", avait assuré M. Kantor, qui s'émeut de ce que "le meurtre et le terrorisme soient glorifiés quand ils devraient être condamnés sous toutes leurs formes". Le maire de Bezons, Dominique Lesparre (PCF), a défendu sa décision, estimant qu'elle s'inscrivait dans une démarche "plus large" de soutien à la cause palestinienne et au village de West-Bani-Zaïd.

"On n'est pas sur des actions terroristes, on est sur des actions concrètes d'aide au développement", avait expliqué Dominique Lesparre, qui regrette que le CJE n'ait pas eu "le courage" de s'adresser directement à sa mairie, en émettant ses critiques "par voie de presse". "Nous travaillons depuis de longues années avec l'ancienne maire Fathiya Irhima-Barghout, qui est une personne très courageuse. Il nous paraissait important d'être présent à ses côtés, de façon symbolique", avait-il ajouté

Source : i24newst.tv ; 24 décembre 2014

 

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