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11

2014

Le décompte des morts civils à Gaza remis en question

Alors que le rapport du bureau du Haut-Commissariat aux droits de l'homme fait état de 1843 palestiniens tués, dont 1354 civils, la BBC remet en cause le nombre de non-combattants abattus, expliquant que "certaines conclusions sont tirées prématurément".

1843 Palestiniens tués dont 1354 civils, 216 combattant et 279 non-identifiés, ce sont les chiffres du bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (OHCHR). Mais selon Anthony Reuben, responsable des statistiques pour la BBC, repris par Slate, ce nombre de combattants abattus est mal évalué : "Nous ne savons pas aujourd'hui combien de morts à Gaza sont des civils et combien sont des combattants... Cela signifie que certaines conclusions sont tirées prématurément".

Cette affirmation du responsable à la BBC est liée à plusieurs facteurs. D'après le porte-parole de l'armée israélienne, le capitaine Eytan Buchma, le nombre de morts, qui s'établit grâce aux chiffres de l'ONU, est "très largement basé sur les informations données par le ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le Hamas", indique encore la BBC.

D'autre part, d'après la même source israélienne, "quand les combattant sont amenés dans les hôpitaux, ils le sont en vêtements civils". Ce qui biaiserait le décompte des victimes en surévaluant le nombre des morts civils alors qu'il s'agit de combattants.

 

Les hommes de 20 - 29 ans sont les plus touchés

Le New York Times va plus loin. En analysant les chiffres et les noms des victimes, donnés par le OHCHR, le journal affirme que "la population qui a le plus de probabilité d'être des combattants, les hommes âgés de 20 ans à 29 ans, est aussi la plus surreprésentée dans le total des morts. Ils sont 9% des 1,7 million d'habitants de Gaza mais 34% des tués dont l'âge est donné. Dans le même temps, les femmes et les enfants de moins de 15 ans, ceux qui ne sont pas des cibles légitimes, représentent 71% de la population de Gaza et 33% des pertes dont les âges sont connus".

En clair, un nombre particulièrement élevé d'hommes correspondant au profil type du combattant est comptabilisé parmi les civils. D'autre part, le nombre de femmes tuées est en grand décalage par rapport à celui des hommes. Comme l'explique la BBC, "si les attaques israéliennes étaient indiscriminées" et touchaient donc autant les civils que les combattants, "il est difficile d'expliquer pourquoi ils ont tué beaucoup plus d'hommes civils que de femmes".

 

Source : tf1.fr ; 8 août 2014

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