L’article 261bis a 25 ans | CICAD
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L’article 261bis a 25 ans


Le Président de la CICAD Alain Bruno Lévy a participé à une table ronde à Berne organisée par la LICRA mercredi 25 septembre 2019.

2 Oct 2019 - 14:41

De G. à d. : Stéphane Benoit-Godet, Rédacteur en chef du Temps, Yves Nidegger, Conseiller national, Sabine Simkhovitch-Dreyfus, Vice-présidente de la Commission fédérale contre le racisme et de la FSCI, Ada Marra, Conseillère nationale et Alain Bruno Lévy, Président de la CICAD.

 

Le 25 septembre 1994 le peuple acceptait la modification du code pénal avec l’introduction de l’article 261bis pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme. Vingt-cinq plus tard et après de nombreux débats sur le sujet allant jusqu’à remettre en cause cet article, quel bilan peut-on faire? Pour y répondre, le Président de la CICAD Alain Bruno Lévy a participé à une table ronde à Berne organisée par la LICRA mercredi 25 septembre modérée par le Rédacteur en chef du Temps aux cotés de la Vice-présidente de la Commissions fédérale contre le racisme et de la FSCI, Sabine Simkhovitch-Dreyfus, Ada Marra et Yves Nidegger Conseillers nationaux.

Pour le Président de la CICAD, l’un des points à retenir 25 ans après, est l’émergence des réseaux sociaux et les nombreuses difficultés qui s’y sont greffées pour lutter contre les propos haineux. « Dénoncer un post sur les réseaux sociaux pose un certain nombre de problème, à commencer par l’anonymat des internautes qui d’une certaine manière les protège. Mais si une personne like un post haineux, à caractère antisémite est-elle également responsable ? et que dire de l’hébergeur du site dans lequel est publié le message ? la loi actuelle ne répond pas à ces diverses interrogations.» Face à cela, l’idée de modifier le texte de l’article 261bis mais en aucun cas de le supprimer a été évoqué par les participants. Un point de vue partagé par Alain Bruno Lévy mais qui ne souhaite pas que cela restreigne la norme. « N’oublions pas que le but premier de cette loi est de lutter contre le racisme et contre toute forme de discrimination. Le racisme n’est en aucun cas une opinion mais un délit. Si le racisme et l’antisémitisme restent difficile à mesurer nous ne pouvons pas dire qu’ils sont moins présents. »

La loi est certes un des moyens pour lutter contre ce fléau mais la sensibilisation est un élément essentiel pour la CICAD et la LICRA. Toutes deux ont des programmes de prévention notamment auprès des jeunes dans les établissements scolaires et dans le football afin de décrypter les préjugés racistes et antisémites qu’ils peuvent être amenés à entendre au cours de leur scolarité. Un travail commun qu’a souhaité rappeler devant l’auditoire le Président de la CICAD.    

 

 

Source: CICAD, 28 septembre 2019