Victime d’antisémitisme, un élève allemand quitte son lycée | CICAD
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Victime d’antisémitisme, un élève allemand quitte son lycée


2 Dec 2019

Dans le même temps, le Conseil central des Juifs d'Allemagne salue la décision du ministère de la Justice de sanctionner plus sévèrement les crimes à caractère antisémite.

BERLIN, Allemagne (JTA) — Un parent juif de la ville allemande d’Offenbach près de Francfort/Main a retiré son fils d’un lycée public en raison des commentaires antisémites réguliers de ses camarades de classe, même s’ils ne lui étaient pas adressés personnellement.

C’est l’atmosphère régnant dans l’établissement qui a poussé Alina R. à prendre cette décision. Elle a indiqué aux médias allemands que les enseignants et l’encadrement du lycée n’avaient pas réagi aux propos antisémites proférés dans la classe. Les remarques telles que « il fait aussi chaud et humide qu’à Auschwitz ici » ou « espèce de Juif » utilisées en guise d’insultes sont fréquentes, a-t-elle dénoncé, soulignant que personne ne sait que son fils est juif.

Le garçon de 16 ans fréquente désormais un lycée privé où, d’après sa mère, de tels problèmes sont moins courants puisque l’enseignement privé veille à dénoncer et sanctionner ce type de comportement.

D’après des informations des médias allemands, Alina R. avait encouragé son fils à aborder le problème avec un enseignant, qui n’a rien fait, d’après elle.

Dans le même temps, le Conseil central des Juifs d’Allemagne s’est réjouit de la décision du ministère de la Justice de punir plus sévèrement les crimes à caractère antisémite.

La ministre Christine Lambrecht en a fait l’annonce jeudi, assurant avoir « honte que les Juifs d’Allemagne ne se sentent plus en sécurité, et qu’ils sont même nombreux à songer à partir ». Elle espère que le Parlement adopte l’amendement d’ici la fin de l’année.

Josef Schuster, directeur du Conseil central, a qualifié la nouvelle « d’étape important… Les motivations antisémites doivent être considérées à part et comme une circonstance aggravante ».

Il avait prôné l’inclusion de « l’antisémitisme » dans la liste des motivations entraînant une peine plus lourde. Celle-ci comprend actuellement le racisme, la xénophobie et d’autres motifs haineux.

 

Source : The Times of Israël, 29 novembre 2019