19e journée de commémoration du Génocide des Tutsis au Rwanda | CICAD
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19e journée de commémoration du Génocide des Tutsis au Rwanda


15 Avril 2013

Samedi 13 avril 2013 était organisé à Onex la 19e journée de commémoration du Génocide des Tutsis au Rwanda qui en cent jours, du 6 avril au 4 juillet 1994, massacra plus d'un million de personnes. La Cicad, par la voix de son président, Me Alain Bruno Lévy, était présente pour témoigner de sa solidarité.

Le thème de cette journée était « du devoir de mémoire au droit à la réparation ».

      

Plusieurs personnalités étaient invitées à prendre la parole : Ms Michel Gabuka, Président et Samuel Musabyimana, responsable de la mémoire - Ibuka Suisse, S.E Mme Soline Nyrahabimana, Ambassadeur du Rwanda en Suisse. (De haut en bas)

Cette dernière est revenue sur le rôle que doivent jouer les autorités rwandaises et internationales pour une réparation future mais également sur le devoir de mémoire.« Les victimes méritent notre attention. La mémoire du génocide permet de tirer des leçons d’un passé sombre pour bâtir un lendemain meilleur. La réparation doit venir des rwandais eux-mêmes. Nous devons compter sur nos propres forces. Toute contribution extérieure à notre pays sera complémentaire. Avec la volonté et la détermination tout est possible.»

Les autorités d’Onex ont témoigné de leur soutien par un message de Mme Ruth Baenziger le Maire de la commune. D’autres interventions ont eu lieu durant la commémoration.
M. Meïr Waintrater, ancien directeur de la revue du judaïsme français L'Arche, avait choisi d’évoquer le négationnisme récurrent envers le génocide des tutsis.
M. Nejdeh Khachatourian, Président de l’Union Arménienne de Suisse et Me Alain Bruno Levy, Président de la Cicad ont par leur discours renouvelés leur soutien et mis en avant l’engagement et le travail d’Ibuka pour lutter contre l’oubli et perpétuer la mémoire des victimes du génocide.

   

Messieurs Alain Bruno Lévy, président de la Cicad et M. Meïr Waintrater, ancien directeur de la revue du judaïsme français L'Arche.

Pour Me Alain Bruno Levy, la présence de la CICAD à cette commémoration est essentielle. « Notre présence en ce jour est indispensable. Elle montre notre solidarité aux victimes de génocides.  Le siècle dernier a connu des massacres de populations que nous ne pouvons pas oublier. Le devoir de mémoire est aujourd’hui essentiel. Ce devoir doit s’exercer aussi bien pour cette page sombre de l’histoire du Rwanda que pour tout autre génocide. Il est nécessaire de montrer aux jeunes générations et à nous tous, ce que l’humanité a été capable de faire. En luttant contre l’oubli c’est un moyen de prévenir les hommes pour éviter que l’histoire se répète. »

La cérémonie fut ponctuée par plusieurs temps forts comme l’allumage des bougies en souvenir des victimes accompagné de chants de deuil mais aussi la lecture d’un poème de Déogratias Mazina intitulé « Deuil sans borne, mémoire sans frontière », lu par l’auteur.

Déogratias Mazina lisant son poême « Deuil sans borne, mémoire sans frontière ».

Le témoignage d’un rescapé, Emmanuel Rugema, Président de Ibuka Lyon a été particulièrement poignant. Il a décrit ce qu’il a vécu pendant ces 100 jours au jour le jour. Ce témoignage émouvant a mis en avant la lutte qu’il a dû mener au quotidien pour survivre et  ne pas être tuer.

Emmanuel Rugema, Président de Ibuka Lyon.

Enfin, la soirée s’est terminée par la projection d’un film suivi d’un message de clôture du Président d’Ibuka Suisse.

Le discours de Me Alain Bruno Lévy dans son intégralité est disponible sur ce lien