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Du porc devant les synagogues : la « Judensau » moderne ?


Un paquet de lardons et un cochon en peluche ont été déposés devant la synagogue de Lausanne. A Genève, l’auteure des faits a voulu souiller les portes de la CJLG-GIL (Communauté Juive Libérale de Genève) avec des tranches de porc avant de les jeter vers l’édifice.

Des plaintes vont être naturellement déposées.

Vendredi 14 mai 2021 - 10:11
Un paquet de lardons et un cochon en peluche ont été déposés devant la synagogue de Lausanne. A Genève, l’auteure des faits a voulu souiller les portes de la CJLG-GIL (Communauté Juive Libérale de Genève) avec des tranches de porc avant de les jeter vers l’édifice.

Des plaintes vont être naturellement déposées.

Deux actes antisémites similaires ont été rapportés à la CICAD ces jours.

 

 

Un paquet de lardons et un cochon en peluche ont été déposés devant la synagogue de Lausanne. A Genève, l’auteure des faits a voulu souiller les portes de la CJLG-GIL (Communauté Juive Libérale de Genève) avec des tranches de porc avant de les jeter vers l’édifice.

 

Des plaintes vont être naturellement déposées.

 

 

Cet incident est loin d’être anodin car il n’est pas sans rappeler la Judensau (littéralement en allemand : « Truie des Juifs ») terme utilisé pour désigner des motifs animaliers métaphoriques apparus au Moyen Âge dans l’art chrétien anti-Juifs et dans les caricatures antisémites presque exclusivement dans les pays de langue germanique. L’utilisation du thème du cochon vise à humilier, car le porc est considéré comme un animal impur (en hébreu : Tame) et interdit à la consommation selon les lois de la cacherout.

Des actes de cette nature sont une insulte à l’égard de tout juif et qui prennent une dimension hautement symbolique lorsqu’ils sont commis sur une synagogue.

 

 

 

A quelques semaines de la sortie de son rapport annuel sur la situation de l’antisémitisme, le 23 février, la CICAD ne peut que renouveler son inquiétude face à un climat nauséabond. L’antisémitisme reste très vivace : il s’agit de faits graves qui doivent interpeller nos autorités et plus largement nos concitoyens.

 

Télécharger le communiqué de presse