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Valais: un négationniste condamné pour discrimination raciale


La justice valaisanne confirme la condamnation de René-Louis Berclaz

Mercredi 8 décembre 2021 - 12:24
La justice valaisanne confirme la condamnation de René-Louis Berclaz

La dénonciation pénale initiée par la CICAD a porté ses fruits. C’est une victoire à saluer.

Après quatre ans de procédure, le tribunal de Sierre vient de confirmer la condamnation de René-Louis Berclaz en 2018. Il avait affirmé dans un article publié sur son blog que les chambres à gaz nazies étaient « un point fort controversé de l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale ».

 

Dans un article du Nouvelliste, René-Louis Berclaz affirme qu’il va déposer un recours devant le Tribunal fédéral. Selon lui, sous prétexte de défendre la dignité humaine, la norme antiraciste bafoue le droit fondamental à la liberté d’expression. Après avoir été condamné dans les années 90 et 2000 à de la prison en raison de ses opinions négationnistes, il n’avait plus fait parler de lui. En 2012, il avait créé en Valais la revue «Sentinelle du Continent».

 

Cette condamnation met à nouveau en exergue l’importance capitale du travail des associations comme la nôtre. En effet, sans la mobilisation de la CICAD, ce négationniste notoire n’aurait jamais été condamné par la justice.

 

Justice Un Valaisan qui avait défini l’existence des chambres à gaz nazies comme «un point controversé de l’histoire» a vu sa condamnation en première instance confirmée par le Tribunal cantonal. Il ira au Tribunal fédéral.

Le Sierrois René-Louis Berclaz a vu sa condamnation pour discrimination raciale en 2018 par le Tribunal de Sierre à 140 jours-amendes sans sursis confirmée il y a quelques jours par le Tribunal cantonal, trois ans après le premier verdict. En 2017, il avait soutenu dans un article publié sur internet que les chambres à gaz nazies étaient un «point fort controversé de l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale».

Le Valaisan a annoncé mardi au «Nouvelliste» qu’il allait déposer un recours devant le Tribunal fédéral. Selon lui, sous prétexte de défendre la dignité humaine, la norme antiraciste bafoue le droit fondamental à la liberté d’expression. Après avoir été condamné dans les années 90 et 2000 à de la prison en raison de ses opinions révisionnistes, il n’avait plus fait parler de lui. En 2012, il avait créé en Valais la revue «Sentinelle du Continent».

 

Source : Le Nouvelliste, 9 novembre 2021