Les propos antisémites d’un employé de Swisscom dénoncés
Les propos antisémites d’un employé de Swisscom dénoncés
Identifié par un lanceur d’alerte, le Genevois a notamment fait des remarques haineuses concernant une victime juive du drame de Crans-Montana.
«Pas une perte, qu’elle brûle pour l’éternité en enfer.» Ce commentaire a été posté sur Threads sous une publication évoquant la mort d’une adolescente juive, décédée le 1er janvier à Crans-Montana. D’autres messages attribués au même auteur faisaient référence aux fours crématoires et au Zyklon B. Fin janvier, captures d’écran à l’appui, un lanceur d’alerte et des organisations actives contre l’antisémitisme dénoncent publiquement l’auteur, identifié comme un employé de Swisscom résidant à Genève.
D’abord silencieuse, l’entreprise de télécommunication a fini par réagir face au tollé, rapporte «24 heures». «Nous condamnons fermement toute forme de discrimination», a assuré son porte-parole Christian Neuhaus, confirmant l’ouverture d’une enquête interne et des mesures prises, sans donner davantage de détails. La Cicad, la Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation, dénonce pour sa part un «schéma répété» et une «banalisation de la Shoah». L’organisation affirme étudier l’opportunité d’un recours judiciaire. Les comptes du collaborateur mis en cause ont depuis disparu des réseaux sociaux.
Ce que dit la loi
En outre, sous certaines conditions strictes, un employeur peut licencier l’auteur de propos discriminatoires, si ces derniers portent gravement atteinte à son image et entraînent une perte de confiance.
